5 parties, elles retraceront les quasis 3 mois de stage effectué chez Jeunes Footeux. 5 parties au cours desquelles seront présentées l’entreprise, ce que j’ai fait pour eux, avec eux, une interview à thème de Frédéric Le Lay, mon rédacteur en chef, puis une situation particulière au sein de l’entreprise. Seront en annexe, les liens de mes articles pour Jeunes Footeux. Mon rapport de stage en 5 points ici.
I. Présentation générale : Jeunes Footeux c’est qui ?

Lors de mon stage de première année, j’ai et je vais travailler un total de 4 mois pour Jeunes Footeux. Ce média est un site en ligne spécialisé sur le football créé en 2010 par Frédéric Le Lay. Aujourd’hui, il cumule environ 20 000 followers (13 000 sur Facebook, 6 000 sur Twitter). Site internet spécialisé sur le foot, il traite de l’actualité du sport en général, de ses plus profonds aspects, et ce, en France ou à l’international.
Petit média dans le monde gigantesque du football et des sites en ligne, Jeunes Footeux possède actuellement 3 rédacteurs (dont moi). Il y a eu environ 15 rédacteurs différents depuis la création.
Frédéric Le Lay, fondateur de Jeunes Footeux, en est le rédacteur en chef. Loïc Jégo, en est le second rédacteur depuis maintenant un peu plus d’un an.
Frédéric Le Lay travaille à plein temps sur Jeunes Footeux depuis maintenant 1 an environ (septembre 2019). Les premières audiences réelles et démonstratives du public touché commencent donc l’année dernière. Sur les 10 derniers mois, Jeunes Footeux a touché environ 6 millions de visiteurs pour près de 13 millions de visites et un total de 18 millions de pages vues.
Alors que le média grandissait (1 million de visiteurs en janvier, 2 millions de visites, 3,3 millions pages lues) Jeunes Footeux a été durement touché par la crise sanitaire. Une perte de plus de 90% du chiffre d’affaires. Mais depuis le média repart doucement, en juin, il a atteint 500 mille visiteurs, 1,1 millions de visites, 1,5 millions de pages vues. C’est moitié moins qu’au meilleur du média, mais c’est déjà un renouveau.

II. Les missions accomplies :
En confinement, le travail principal consistait à faire de la veille puis à rédiger des articles de différentes tailles, différents formats. Lorsque le football était à l’arrêt, trouver des sujets et du travail était la partie la plus longue et la plus compliquée. La veille devait donc être encore plus affûtée et rigoureuse pour dénicher la plus petite des informations. Voici comment s’organisait ma veille :

La veille, élément clé du traitement de l’actualité footballistique. Surtout en cette période de confinement, les seules informations en notre possession venaient de la veille. Elle peut s’effectuer avec 4 outils majeurs.
- Livefoot.com, site relayant une partie des articles émanant d’un site sur le football. Il permet de faire des recherches sur un club en particulier ou suivre l’actualité générale. Y être répertoriée est souvent signe d’un bon référencement.
- Appli mobile ou externe, pour ma part One Football. Cette application, qui permet de suivre l’actualité, est un agrégateur regroupant des articles de plusieurs sites ou pages sur le football. Elle a aussi des fonctionnalités et animations permettant de suivre les matchs, les joueurs en particulier, etc.
- La presse étrangère. Souvent, les quotidiens allemands, anglais, espagnols et italiens ont énormément d’informations et d’informateurs. Bild Outre-Rhin, le Mirror ou le Daily Mail Outre-Manche, la Gazzetta ou le Corrierre dello Sport en Italie, enfin les Espagnols sont les plus présents mais aiment créer la polémique et des rumeurs folles. On peut aussi suivre des journalistes français ou réputés à l’international, souvent très bien informés : Mohamed Bouhafsi, Julien Meynard en France, Fabrizio Romano en Italie, etc.
- Le dernier et non pas des moindres : les réseaux sociaux. Twitter, Instagram, la plateforme Tweetdeck, permettent de suivre clubs, journalistes, joueurs, quotidiens, ligues, etc. Ils permettent parfois d’avoir une longueur d’avance sur les médias qui n’ont pas eu l’info ou qui ne surveillent pas ou peu les réseaux sociaux.
Grâce à cette veille, je rédigeais divers articles, sous différents formats. Récap de matchs, mercato / recrues idéales, portrait / parcours d’un joueur, revue de presse, rumeurs, etc. J’ai expérimenté et écrit beaucoup d’articles différents, à l’heure actuelle, j’ai dépassé les 300 articles pour Jeunes Footeux. Les articles courts, d’actualité, les rumeurs, nécessitent une méthodologie précise et structurée, voici la mienne :

La rédaction d’un article court, d’une rumeur, d’une actu peut se découper en 4 étapes :
- En premier lieu, grâce à la veille (expliquée ci-dessus) ou grâce à des sources, on obtient une information. Il s’agit ensuite de la checker, et, lorsque c’est une rumeur, très plébiscitée dans le foot, être sûr qu’elle est crédible.
- Une fois la vérification effectuée, on effectue quelques recherches sur le joueur / coach / club, sujet de l’article. Pour cela, on peut utiliser des sites internet comme Transfermarkt ou des applis et autres sites (One Football pour ma part).
- Vient la rédaction, un classique : titre, chapô, puis écriture complète de l’article en y ajoutant liens, mots en gras et les intertitres. Puis on se relit, une à deux fois pour vérifier la pertinence des liens, titres, tags, et les fautes de syntaxe.
- Dernière étape, le rédacteur en chef check l’article, vérifie rapidement le sujet, programme et publie l’article.
Enfin, lors de ce confinement, j’ai aussi pu prendre part à plusieurs lives (liens en fin de rapport). Lors ces lives j’étais accompagné de Frédéric mon rédacteur en chef, Loïc Jégo, rédacteur de Jeunes Footeux, mais aussi des anciens joueurs ou des fans de football ayant des pages spécialisés sur un club, une ligue, etc. Cet exercice, réalisé (évidemment) en visioconférence, était diffusé en live sur la page Facebook de Jeunes Footeux et a regroupé des milliers de spectateurs.



III. Frédéric Le Lay à travers le foot
Frédéric Le Lay, rédacteur en chef de Jeunes Footeux, passionné de football depuis tout petit. Ça coule de source me direz-vous, mais il a essayé beaucoup de sports: tennis, badminton, handball, plutôt touche-à-tout. Mais c’est le football qui le passionne plus que tout. D’ailleurs, il songe même à faire du foot son métier. Sport Étude Foot, préformation au Racing Club de Lens, Frédéric tente de gravir les échelons, mais il lâche à l’âge de 15 ans.
Mais alors pourquoi le foot et non les autres sports ? Parce que Frédéric est né dedans. Facile à dire, mais son oncle, président d’un club de sa région, aussi ami de Christian Gourcuff, il connait ce monde, il est réellement né dans un monde de football. Et son idole dans le foot ? Plus jeune, il était fan d’Éric Cantona, qu’il avait eu la chance de rencontrer à Old Trafford pour un match de Manchester United, un des plus grands souvenirs, me confie-t-il. « À l’époque, j’avais tous ses maillots », même si en grandissant, il voit ce qu’il y a autour, il prend conscience du caractère du français. D’ailleurs, sa rencontre avec Cantona l’a marqué pour une autre raison. Avant, « les joueurs étaient ultra accessibles », chose qui manque grandement aujourd’hui. Plus proches des fans, du public, le football était plus proche de la réalité, pas encore dans un monde à part. Aujourd’hui, le contact se perd vraiment, le monde du foot a grandi, brasse des sommes d’argent astronomiques, le lien avec le public s’est perdu. Il se souvient de joueurs qui habitaient près de chez lui et qui venaient le voir lorsqu’ils jouaient avec ses amis. « On faisait un foot avec des amis sur le terrain près de chez moi et Guillaume Warmuz (RC Lens) venait nous voir et restait 1 ou 2 heures avec nous » raconte Frédéric. « Un jour ma soeur avait envoyé une lettre à Tony Vairelles (RC Lens), et il lui avait répondu ». Pour lui, c’est une valeur qui a beaucoup disparu dans le football actuel, « aujourd’hui, honnêtement dans beaucoup de matchs on se fait chier » dit-il, « il y a plus d’identification au club, d’attachement ».
Mais qui était-il en tant que joueur, à quel joueur ressemblait-il sur le terrain, lui qui jouait libéro dans son équipe : « J’avais un surnom à l’époque, on m’a longtemps appelé Ronald Koeman. Parce que je parlais pas beaucoup, je suis pas une grande gueule, mais quand il fallait l’ouvrir j’étais là. » explique-t-il. « Koeman, c’est un mec qui bout de l’intérieur, un peu comme moi, fallait pas me chercher. J’avais besoin de me contrôler, tu me mettais un taquet gratuit, la fois d’après tu repartais avec 2 fois pires » lâche-t-il en rigolant. « Ça m’a d’ailleurs valut quelques rouges ces histoires. » Physique, agressif et très rancunier ! Ceci explique cela… En tant que joueur, comme dans la vie de tous les jours il est très obstiné, « je lâche rien, (…) plus obstiné que déterminé même ». Mais il y a une chose qui l’insupporte : « Je déteste le vice. Ramos, Ronaldo, d’excellents joueurs mais je déteste leur vice ». Tout comme l’arrogance de Mourinho, lui qui est plutôt de nature discrète est aux antipodes de celui qu’on appelle le Special One. Il préfère bien plus les coachs qui assument leurs erreurs, discrets et qui ne cherchent pas les problèmes « un Julien Stéphan » (coach de Rennes, club qu’il supporte), peut-être un brin de chauvinisme.
Dans le football, il avait des affinités, des préférences pour certains joueurs, avec des caractéristiques qui lui plaisent au quotidien : « Mon buteur, je pense que c’était Ronaldo, le vrai, le brésilien. Le mec était technique, rapide, fort, un gars qui a la science du jeu. Efficace et spectaculaire ! » Pour lui pas besoin de fantaisies si ça ne mène à rien, l’important c’est son but, et l’efficacité, rien ne sert d’être spectaculaire si ça n’est pas efficace. Pour son coach idéal, c’est une autre vision. L’important selon lui c’est « une base solide », il faut pouvoir « compter sur ses arrières comme le faisait Sir Alex Ferguson ». Enfin, s’il était un joueur en activité, qui serait-il ? « Pour l’homme, plutôt du Cavani, quand il rentre chez lui c’est pour aller dans ses champs, c’est un mix d’un joueur à l’ancienne avec les qualités d’un joueur moderne. » Le football à l’ancienne, ses valeurs et ce qu’il dégageait c’est définitivement ce qu’il lui manque le plus.
Un poil rancunier, généreux à l’effort, un peu bouillonnant mais discret et déterminé, Frédéric, c’est la force tranquille. Dans un onze, c’est l’homme qui parle quand il le faut, sans faire de vagues, et quand il faut arrêter un adversaire, en général, il ne fait pas le voyage 2 fois. Une détermination et un travail acharné qui l’a mené à tenir presque seul Jeunes Footeux pendant 10 ans, même s’il a été aidé par plusieurs rédacteurs au cours des années, il est le capitaine du navire, comme le capitaine du terrain.
IV. Situation particulière
Lors de ce stage et en télétravail, je n’ai pas spécialement connu de situation particulière, spéciale au sein de Jeunes Footeux. Je communiquais tous les jours avec Frédéric Le Lay, mon rédacteur en chef pour parler des sujets et de l’actualité. Il n’y a donc pas eu de conférence de rédaction, de réunion ou chose particulière à ce stage et à cet environnement.
La seule chose « spéciale » serait la préparation des lives en confinement. Pendant cette crise sanitaire, impossible de se réunir, de débattre, ensemble, dans un même endroit. La technologie a donc permis de garder une présence en organisant des lives. J’y ai moi même participé et la préparation d’un live est quelque chose de particulier. Quelqu’un peut passer 10 secondes sur votre live et vous entendre parler à ce moment précis. On se doit donc d’être pertinent, juste, et sûr d’absolument tout ce que l’on dit.
La préparation d’un live prenait quelques heures, entre 2 à 4 heures. Par exemple, nous avons fait un « live mercato », sur les possibles arrivées ou départs de joueurs entre les clubs. 7 clubs m’étaient attribué et je devais trouver tous les joueurs concernés par un probable transfert. Trouver des informations, recouper et vérifier ses sources etc. Une tâche rigoureuse à effectuer et au combien importante pour gagner en crédibilité, légitimité et pour ne pas donner de fausses informations. C’est sans doute cela la tâche la plus spéciale que j’ai effectué pendant mon stage.
V. Mes articles
Voici donc, pour conclure ce rapport de stage, le lien général menant à mes quelques 300 articles, en plus je vais y ajouter une revue de presse, un mercato idéal, et un portrait de joueur, des articles que j’ai apprécié réaliser et écrire.
Lien général : https://www.jeunesfooteux.com/author/Ronan-Baroni/
Revue de presse : https://www.jeunesfooteux.com/Serie-A-l-Inter-Milan-peut-il-doubler-la-Juventus-La-presse-italienne-s-affole_a41795.html
Mercato idéal : https://www.jeunesfooteux.com/Mercato-Nice-Objectif-Europa-League_a40948.html
Portrait de joueur : https://www.jeunesfooteux.com/Manchester-United-Anthony-Martial-etincelant-enfin-une-saison-reference_a41476.html
Ici je vais mettre le lien du live mercato de 2 heures que nous avons réalisé :
