Mis en avant

Rapport de stage Jeunes Footeux

5 parties, elles retraceront les quasis 3 mois de stage effectué chez Jeunes Footeux. 5 parties au cours desquelles seront présentées l’entreprise, ce que j’ai fait pour eux, avec eux, une interview à thème de Frédéric Le Lay, mon rédacteur en chef, puis une situation particulière au sein de l’entreprise. Seront en annexe, les liens de mes articles pour Jeunes Footeux. Mon rapport de stage en 5 points ici.

I. Présentation générale : Jeunes Footeux c’est qui ?

Lors de mon stage de première année, j’ai et je vais travailler un total de 4 mois pour Jeunes Footeux. Ce média est un site en ligne spécialisé sur le football créé en 2010 par Frédéric Le Lay. Aujourd’hui, il cumule environ 20 000 followers (13 000 sur Facebook, 6 000 sur Twitter). Site internet spécialisé sur le foot, il traite de l’actualité du sport en général, de ses plus profonds aspects, et ce, en France ou à l’international. 

Petit média dans le monde gigantesque du football et des sites en ligne, Jeunes Footeux possède actuellement 3 rédacteurs (dont moi). Il y a eu environ 15 rédacteurs différents depuis la création.
Frédéric Le Lay, fondateur de Jeunes Footeux, en est le rédacteur en chef. Loïc Jégo, en est le second rédacteur depuis maintenant un peu plus d’un an. 

Frédéric Le Lay travaille à plein temps sur Jeunes Footeux depuis maintenant 1 an environ (septembre 2019). Les premières audiences réelles et démonstratives du public touché commencent donc l’année dernière. Sur les 10 derniers mois, Jeunes Footeux a touché environ 6 millions de visiteurs pour près de 13 millions de visites et un total de 18 millions de pages vues. 

Alors que le média grandissait (1 million de visiteurs en janvier, 2 millions de visites, 3,3 millions pages lues) Jeunes Footeux a été durement touché par la crise sanitaire. Une perte de plus de 90% du chiffre d’affaires. Mais depuis le média repart doucement, en juin, il a atteint 500 mille visiteurs, 1,1 millions de visites, 1,5 millions de pages vues. C’est moitié moins qu’au meilleur du média, mais c’est déjà un renouveau. 

Statistiques et impacts du coronavirus sur les audiences de Jeunes Footeux

II. Les missions accomplies : 

En confinement, le travail principal consistait à faire de la veille puis à rédiger des articles de différentes tailles, différents formats. Lorsque le football était à l’arrêt, trouver des sujets et du travail était la partie la plus longue et la plus compliquée. La veille devait donc être encore plus affûtée et rigoureuse pour dénicher la plus petite des informations. Voici comment s’organisait ma veille : 

La veille, élément clé du traitement de l’actualité footballistique. Surtout en cette période de confinement, les seules informations en notre possession venaient de la veille. Elle peut s’effectuer avec 4 outils majeurs. 

  1. Livefoot.com, site relayant une partie des articles émanant d’un site sur le football. Il permet de faire des recherches sur un club en particulier ou suivre l’actualité générale. Y être répertoriée est souvent signe d’un bon référencement. 
  2. Appli mobile ou externe, pour ma part One Football. Cette application, qui permet de suivre l’actualité, est un agrégateur regroupant des articles de plusieurs sites ou pages sur le football. Elle a aussi des fonctionnalités et animations permettant de suivre les matchs, les joueurs en particulier, etc. 
  3. La presse étrangère. Souvent, les quotidiens allemands, anglais, espagnols et italiens ont énormément d’informations et d’informateurs. Bild Outre-Rhin, le Mirror ou le Daily Mail Outre-Manche, la Gazzetta ou le Corrierre dello Sport en Italie, enfin les Espagnols sont les plus présents mais aiment créer la polémique et des rumeurs folles. On peut aussi suivre des journalistes français ou réputés à l’international, souvent très bien informés : Mohamed Bouhafsi, Julien Meynard en France, Fabrizio Romano en Italie, etc. 
  4. Le dernier et non pas des moindres : les réseaux sociaux. Twitter, Instagram, la plateforme Tweetdeck, permettent de suivre clubs, journalistes, joueurs, quotidiens, ligues, etc. Ils permettent parfois d’avoir une longueur d’avance sur les médias qui n’ont pas eu l’info ou qui ne surveillent pas ou peu les réseaux sociaux.

Grâce à cette veille, je rédigeais divers articles, sous différents formats. Récap de matchs, mercato / recrues idéales, portrait / parcours d’un joueur, revue de presse, rumeurs, etc. J’ai expérimenté et écrit beaucoup d’articles différents, à l’heure actuelle, j’ai dépassé les 300 articles pour Jeunes Footeux. Les articles courts, d’actualité, les rumeurs, nécessitent une méthodologie précise et structurée, voici la mienne :

La rédaction d’un article court, d’une rumeur, d’une actu peut se découper en 4 étapes :

  1. En premier lieu, grâce à la veille (expliquée ci-dessus) ou grâce à des sources, on obtient une information. Il s’agit ensuite de la checker, et, lorsque c’est une rumeur, très plébiscitée dans le foot, être sûr qu’elle est crédible.
  2. Une fois la vérification effectuée, on effectue quelques recherches sur le joueur / coach / club, sujet de l’article. Pour cela, on peut utiliser des sites internet comme Transfermarkt ou des applis et autres sites (One Football pour ma part). 
  3. Vient la rédaction, un classique : titre, chapô, puis écriture complète de l’article en y ajoutant liens, mots en gras et les intertitres. Puis on se relit, une à deux fois pour vérifier la pertinence des liens, titres, tags, et les fautes de syntaxe. 
  4. Dernière étape, le rédacteur en chef check l’article, vérifie rapidement le sujet, programme et publie l’article. 

Enfin, lors de ce confinement, j’ai aussi pu prendre part à plusieurs lives (liens en fin de rapport). Lors ces lives j’étais accompagné de Frédéric mon rédacteur en chef, Loïc Jégo, rédacteur de Jeunes Footeux, mais aussi des anciens joueurs ou des fans de football ayant des pages spécialisés sur un club, une ligue, etc. Cet exercice, réalisé (évidemment) en visioconférence, était diffusé en live sur la page Facebook de Jeunes Footeux et a regroupé des milliers de spectateurs. 

III. Frédéric Le Lay à travers le foot

Frédéric Le Lay, rédacteur en chef de Jeunes Footeux, passionné de football depuis tout petit. Ça coule de source me direz-vous, mais il a essayé beaucoup de sports: tennis, badminton, handball, plutôt touche-à-tout. Mais c’est le football qui le passionne plus que tout. D’ailleurs, il songe même à faire du foot son métier. Sport Étude Foot, préformation au Racing Club de Lens, Frédéric tente de gravir les échelons, mais il lâche à l’âge de 15 ans.

Mais alors pourquoi le foot et non les autres sports ? Parce que Frédéric est né dedans. Facile à dire, mais son oncle, président d’un club de sa région, aussi ami de Christian Gourcuff, il connait ce monde, il est réellement né dans un monde de football. Et son idole dans le foot ? Plus jeune, il était fan d’Éric Cantona, qu’il avait eu la chance de rencontrer à Old Trafford pour un match de Manchester United, un des plus grands souvenirs, me confie-t-il. « À l’époque, j’avais tous ses maillots », même si en grandissant, il voit ce qu’il y a autour, il prend conscience du caractère du français. D’ailleurs, sa rencontre avec Cantona l’a marqué pour une autre raison. Avant, « les joueurs étaient ultra accessibles », chose qui manque grandement aujourd’hui. Plus proches des fans, du public, le football était plus proche de la réalité, pas encore dans un monde à part. Aujourd’hui, le contact se perd vraiment, le monde du foot a grandi, brasse des sommes d’argent astronomiques, le lien avec le public s’est perdu. Il se souvient de joueurs qui habitaient près de chez lui et qui venaient le voir lorsqu’ils jouaient avec ses amis. « On faisait un foot avec des amis sur le terrain près de chez moi et Guillaume Warmuz (RC Lens) venait nous voir et restait 1 ou 2 heures avec nous » raconte Frédéric. « Un jour ma soeur avait envoyé une lettre à Tony Vairelles (RC Lens), et il lui avait répondu ». Pour lui, c’est une valeur qui a beaucoup disparu dans le football actuel, « aujourd’hui, honnêtement dans beaucoup de matchs on se fait chier » dit-il, « il y a plus d’identification au club, d’attachement ».

Mais qui était-il en tant que joueur, à quel joueur ressemblait-il sur le terrain, lui qui jouait libéro dans son équipe : « J’avais un surnom à l’époque, on m’a longtemps appelé Ronald Koeman. Parce que je parlais pas beaucoup, je suis pas une grande gueule, mais quand il fallait l’ouvrir j’étais là. » explique-t-il. « Koeman, c’est un mec qui bout de l’intérieur, un peu comme moi, fallait pas me chercher. J’avais besoin de me contrôler, tu me mettais un taquet gratuit, la fois d’après tu repartais avec 2 fois pires » lâche-t-il en rigolant. « Ça m’a d’ailleurs valut quelques rouges ces histoires. » Physique, agressif et très rancunier ! Ceci explique cela… En tant que joueur, comme dans la vie de tous les jours il est très obstiné, « je lâche rien, (…) plus obstiné que déterminé même ». Mais il y a une chose qui l’insupporte : « Je déteste le vice. Ramos, Ronaldo, d’excellents joueurs mais je déteste leur vice ». Tout comme l’arrogance de Mourinho, lui qui est plutôt de nature discrète est aux antipodes de celui qu’on appelle le Special One. Il préfère bien plus les coachs qui assument leurs erreurs, discrets et qui ne cherchent pas les problèmes « un Julien Stéphan » (coach de Rennes, club qu’il supporte), peut-être un brin de chauvinisme.

Dans le football, il avait des affinités, des préférences pour certains joueurs, avec des caractéristiques qui lui plaisent au quotidien : « Mon buteur, je pense que c’était Ronaldo, le vrai, le brésilien. Le mec était technique, rapide, fort, un gars qui a la science du jeu. Efficace et spectaculaire ! » Pour lui pas besoin de fantaisies si ça ne mène à rien, l’important c’est son but, et l’efficacité, rien ne sert d’être spectaculaire si ça n’est pas efficace. Pour son coach idéal, c’est une autre vision. L’important selon lui c’est « une base solide », il faut pouvoir « compter sur ses arrières comme le faisait Sir Alex Ferguson ». Enfin, s’il était un joueur en activité, qui serait-il ? « Pour l’homme, plutôt du Cavani, quand il rentre chez lui c’est pour aller dans ses champs, c’est un mix d’un joueur à l’ancienne avec les qualités d’un joueur moderne. » Le football à l’ancienne, ses valeurs et ce qu’il dégageait c’est définitivement ce qu’il lui manque le plus.

Un poil rancunier, généreux à l’effort, un peu bouillonnant mais discret et déterminé, Frédéric, c’est la force tranquille. Dans un onze, c’est l’homme qui parle quand il le faut, sans faire de vagues, et quand il faut arrêter un adversaire, en général, il ne fait pas le voyage 2 fois. Une détermination et un travail acharné qui l’a mené à tenir presque seul Jeunes Footeux pendant 10 ans, même s’il a été aidé par plusieurs rédacteurs au cours des années, il est le capitaine du navire, comme le capitaine du terrain.

IV. Situation particulière

Lors de ce stage et en télétravail, je n’ai pas spécialement connu de situation particulière, spéciale au sein de Jeunes Footeux. Je communiquais tous les jours avec Frédéric Le Lay, mon rédacteur en chef pour parler des sujets et de l’actualité. Il n’y a donc pas eu de conférence de rédaction, de réunion ou chose particulière à ce stage et à cet environnement.

La seule chose « spéciale » serait la préparation des lives en confinement. Pendant cette crise sanitaire, impossible de se réunir, de débattre, ensemble, dans un même endroit. La technologie a donc permis de garder une présence en organisant des lives. J’y ai moi même participé et la préparation d’un live est quelque chose de particulier. Quelqu’un peut passer 10 secondes sur votre live et vous entendre parler à ce moment précis. On se doit donc d’être pertinent, juste, et sûr d’absolument tout ce que l’on dit. 

La préparation d’un live prenait quelques heures, entre 2 à 4 heures. Par exemple, nous avons fait un « live mercato », sur les possibles arrivées ou départs de joueurs entre les clubs. 7 clubs m’étaient attribué et je devais trouver tous les joueurs concernés par un probable transfert. Trouver des informations, recouper et vérifier ses sources etc. Une tâche rigoureuse à effectuer et au combien importante pour gagner en crédibilité, légitimité et pour ne pas donner de fausses informations. C’est sans doute cela la tâche la plus spéciale que j’ai effectué pendant mon stage.

V. Mes articles

Voici donc, pour conclure ce rapport de stage, le lien général menant à mes quelques 300 articles, en plus je vais y ajouter une revue de presse, un mercato idéal, et un portrait de joueur, des articles que j’ai apprécié réaliser et écrire.

Lien général : https://www.jeunesfooteux.com/author/Ronan-Baroni/

Revue de presse : https://www.jeunesfooteux.com/Serie-A-l-Inter-Milan-peut-il-doubler-la-Juventus-La-presse-italienne-s-affole_a41795.html

Mercato idéal : https://www.jeunesfooteux.com/Mercato-Nice-Objectif-Europa-League_a40948.html

Portrait de joueur : https://www.jeunesfooteux.com/Manchester-United-Anthony-Martial-etincelant-enfin-une-saison-reference_a41476.html

Ici je vais mettre le lien du live mercato de 2 heures que nous avons réalisé :

Covid-19, l’épidémie qui a tout chamboulé

Les Assises du Journalisme de Tours sont l’occasion, chaque année, de voir les professionnels du métier se réunir dans un seul et même lieu pour aborder divers thèmes. Cette année, et sans surprise, l’épidémie de coronavirus, raison du report des Assises du Journalisme, a été le thème clé de ces 2 journées. De nombreux intervenants, journalistes ou non, sont donc venus donner leur avis sur cette crise sans précédent. 

Durant 2 jours, journalistes, ministres, professeurs ou encore sociologues sont intervenus pour donner leurs avis, expertises, vision de la pandémie. La France, sa gestion de la crise, les médias nationaux, ont été largement évoqué, donnant des précisions sur ce qu’a été le Covid dans l’hexagone. 

Un traitement progressif, une préparation nulle 

14 février 2020, sans doute la date qui a tout changé en France. Le vendredi 14 février, un touriste chinois de 80 ans décède à l’hôpital Bichat à Paris. Après 3 semaines d’hospitalisation, il est le premier mort du coronavirus, hors Asie et en Europe. C’est là que tout a basculé. 

En janvier, les premiers cas arrivent en France, la population et le gouvernement ne prêtent, d’apparence, que peu d’attention à cette épidémie touchant l’Asie. Après le premier décès dû à la maladie, le traitement de l’information augmente, dissipant peu à peu les autres sujets. Politique, sport, plus rien n’a vraiment d’ampleur face à une maladie dont on ne sait rien. Les journaux télévisés et les chaines d’informations traitent, de plus en plus, cette épidémie. Mais la France et le gouvernement ne semble pas agir. « Faut-il s’en inquiéter ? », c’est le sujet le plus présent dans les médias français. 

Par ailleurs, les avis et les expertises divergent sur tous les points. Danger, contamination, protection, on ne sait pas vraiment que faire. C’est ce que confirme Antoine Guélaud « tel médecin disait X, un autre disait Y… On a pu que relayer les incertitudes ». Car c’est bien l’incertitude et le doute qui subsistait face à cette épidémie. Roch Olivier Maistre le confirme et parle lui d’une « parole médicale incertaine ou contradictoire », laissant place à des débats, des avis divergents et une confusion certaine. Celle-ci se traduisait aussi en politique où on ne savait pas vraiment quelle mesure prendre.

Face au comportement des autorités françaises et du gouvernement, les envoyés spéciaux en Chine ou en Italie s’agacent. Roch Olivier Maistre, président du CSA explique qu’Arnaud Miguet, correspondant pour France Télévisions était « énervé par la réaction française face au Covid ». Une inaction et des mesures inexistantes alors que selon lui, « c’est une période où on devait savoir comment ça se passait en Chine, en Italie, en Allemagne ». Nos voisins ont été fortement touché avant nous, et nous aurions dû prendre note et agir plus tôt. Finalement, la France a été prise par surprise, et le pays se relève difficilement de la crise. 

Une réorganisation réussie

Touchée de plein fouet dès la fin février, la France doit réagir. Le 14 mars, Édouard Philippe, alors Premier Ministre de l’État français déclare le confinement national, effectif à partir du 17 mars à 12h. C’est le début d’un long moment qui durera jusqu’au 11 mai pour les français. 55 jours où les français ont dû rester chez eux, seuls pour certains, en famille pour d’autres, à la campagne ou dans les villes, c’est la même chose pour tout le monde. Mais les médias, eux, doivent continuer leur travail. Ils sont confrontés à une réorganisation drastique, rapide et inévitable. 

Anne-Claire Coudray, présentatrice des JT de TF1 le week-end s’est exprimée à ce sujet. La rédaction de TF1 « louait des appart-hôtels » pour que les journalistes puissent continuer à travailler, en binôme. Mais il fallait faire plus, avec d’énormes contraintes de logistique et de déplacement. « Il a aussi fallu se renouveler » dans les sujets du JT, un travail « très dur mais galvanisant » explique-t-elle. Roch Olivier Maistre a confirmé ces propos. Le président du CSA a confié « J’ai été épaté de la façon dont les médias se sont adaptés à la crise ». Les français avaient besoin d’être au courant de l’actualité et malgré « des personnes malades, des équipes en télé travail, une réorganisation totale », l’information est toujours parvenue jusqu’à la population. 

Aussi, pour être plus proche les téléspectateurs pendant ce difficile et long confinement, de nouveaux formats ont été mis en place. C’est ce qu’indique Franck Moulin, directeur adjoint de la rédaction de BFMTV. La chaine faisait « BFMTV répond à vos questions », un rendez-vous où les experts répondent aux questions des téléspectateurs deux fois par heure au plus fort de la crise. Tout cela pour fidéliser, rassurer, et entretenir le lien avec le téléspectateur. C’est aussi ce qu’a fait Yassin Alamy avec son concept « Chaise Pliante » pour « Parler de la question de la pandémie dans les quartiers. » Encore un nouveau concept, une nouvelle idée, vouée à nouer et entretenir le contact humain. 

Paradoxes et enseignements

Malgré une réorganisation drastique des rédactions, des efforts considérables du monde du journalisme, nombres de paradoxes restent en suspens. Ceux-ci viennent contredire, et minimiser, tous les efforts consentis à la perpétuation de l’information et à ses valeurs les plus simples. 

Tout d’abord, 60% des français estiment que l’épidémie de Covid-19 a été trop massivement traitée, sa place était trop importante dans les médias français. Un constat que ne partage pas et ne comprenne pas vraiment Anne-Claire Coudray et Franck Moulin. « Quand ça a tout envahi, empêché quoi que ce soit d’autre, on ne pouvait pas faire autrement », on les accusait même de d’entretenir « une sorte d’angoisse et de déprime » affirme la présentatrice. Un constat partagé par Franck Moulin, qui insiste « le fait de parler pendant plusieurs heures ou jours de la une c’est le cœur de notre métier ». Finalement, que faire de plus que 1000 sujets sur la pandémie quand le sport, la culture, et tous les autres thèmes à aborder sont à l’arrêt ? Avaient-ils vraiment le choix ? La question peut se poser. 

Géraldine Poels a aussi soulevé une question qui corrobore l’idée mise en avant précédemment, n’a-t-on pas trop parlé de cette épidémie ? Pour les épidémies de grippe comme la H1N1 en 2009, on décompte 1000 sujets alors qu’on n’en compte pas moins de 8000 en 6 mois pour le Covid-19. Et pour le VIH ? Si le coronavirus a été largement traité notamment de par son nombre de morts s’élevant aujourd’hui à 1 million de décès pour 37 millions de cas. Mais le virus du Sida tue lui 1,7 millions de personne par an pour 45 millions de cas dans le monde, et pourtant, on n’en entend presque pas parler.  

Enfin, le Covid aura aussi permis de tirer un bon nombre d’enseignements pour le futur. Les chaînes et médias sauront réagir et se réorganiser en cas de nouvelles pandémies. L’information, dans les quartiers populaires, peut être transmise, le travail du journaliste s’est encore perfectionné, avec plus de fact-checking, de debunking. De nouveaux moyens d’interagir avec le téléspectateur en télé grâce aux formats questions/réponses. De nouvelles manière de travailler aussi, en France comme au cœur d’une épidémie. La prochaine fois peut-être serons-nous plus réactifs, précautionneux, et préventif face à une éventuelle pandémie. Un chose est sûre, cette pandémie aura, et le constat fut unanime, bousculé bien des traditions et des manières de faire. 

Paris embouteillé, un gouvernement en reconquête, les surprises des élections municipales

À 8 jours des élections municipales la campagne s’accélère et les sondages se multiplient. Dans la capitale ou en provinces, où en sont les candidats, qui sont vraiment les gagnants et les perdants de ces élections dont l’issue est plus qu’incertaine ? 

Plus que 8 jours avant le premier tour des municipales, au combien important pour la France. Après les européennes, Europe écologie les verts avait montré une belle progression à l’instar de la République en Marche. Le Rassemblement National était arrivé en tête et les partis traditionnels avaient subi un lourd revers. À la veille des municipales qui sont les gagnants, les perdants de ce vote et où en sont les ministres du gouvernement. 

Paris : des élections indécises

Mercredi soir s’est tenu sur LCI le grand débat des municipales pour la capitale. Les candidats à la mairie de Paris ont débattu sur les grands enjeux de leur campagne. Retour sur leur prestation. 

Rachida Dati est en tête dans les sondages devant la maire sortante Anne Hidalgo. Respectivement à 25% et 24%, elles ont affiché un visage bien différent l’une de l’autre. L’ancienne garde des sceaux, a eu du mal à justifier ses absences au Conseil de Paris. Elle est restée concrète et claire pour exposer son programme sans oublier de piquer Agnès Buzyn. À l’instar de son opposante, Anne Hidalgo n’a pas non plus ménagé l’ex-ministre de la santé, la visant sur la baisse des effectifs de police ou la multiplication des grèves, elle s’est targuée d’un bilan positif notamment en matière de pollution

L’ex-ministre de la santé a tout de même tenté de riposter en attaquant la maire sortante sur la propreté de la ville. Elle a paru très à l’aise malgré quelques phrases un brin trop préparées. 

Un gouvernement en reconquête difficile 

Le premier ministre, Édouard Philippe est en tête dans son fief du Havre avec 42% d’intentions de vote, c’est tout de même 10 points de moins qu’il y a 6 ans. Et surtout le sondage a été effectué avant l’annonce du 49.3, une mesure mal reçue par les français. 

Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics se présente à sa propre succession à Tourcoing. Il quittera ses fonctions aux gouvernements s’il est réélu, mais ne refusera pas un nouveau poste en cas de remaniement. Enfin Marlène Schiappa s’est positionnée sur la liste UDI du XIVe arrondissement de Paris.

Le chef de l’État a tout de même rappelé que s’ils sont élus les membres du gouvernement y garderont leur place. Mais en cas de défaite, un problème de légitimité se posera comme avait déclaré Édouard Philippe lui-même « dans une démocratie l’élection fait la légitimité ». Avec des chiffres mitigés, la campagne s’annonce mouvementée pour le parti présidentiel. 

Les nouveaux partis 

Quand certains partis s’effondrent, d’autres tentent de tirer leur épingle du jeu. Illustration parfaite, les verts autrefois boudés et peu présents sur la scène politique reviennent en force grâce aux préoccupations climatiques. Selon les sondages Kantar et Ifop, ils seraient en tête à Strasbourg, Rouen ou Tours, mais aussi à Grenoble où Éric Piolle garderait son hôtel de ville. 

À Marseille, Jean Claude Gaudin qui s’est retiré, Martine Vassal est talonnée de près par le RN. À Lyon Gérard Colomb est lui menacé par les verts. Beaucoup de doutes règnent encore sur le résultat des élections.

Des menhirs dans le Puy-de-Dôme

Dans le cadre de l’élargissement de l’autoroute A75, des fouilles ont été organisées dans le Puy-de-Dôme. À la surprise de l’équipe de l’Inrap, des menhirs et des cairns ont été découverts. 

Des alignements d’une centaine de mètre

Dans le Puy-de-Dôme, pour l’élargissement de l’autoroute reliant Clermont Ferrand et Béziers, des fouilles ont été organisées sur plus d’un hectare et demi. De nombreux menhirs ont été découverts sur plus de 150 mètres et au-delà de la zone de fouille. Les chercheurs ont aussi trouvé un cercle de 15 mètres de diamètre, mais aussi un fer à cheval au bout de l’alignement. 

Mais l’alignement le plus étonnant se situe sur le passage d’un col. En effet, de très grands menhirs sont disposés au nord, au plus haut du col, et de plus petits au bas du col, au sud. Cet alignement spécial symbolise le passage du col, et c’est d’ailleurs par-là que les automobilistes passent le col aujourd’hui. 

Enfin une statue d’un être humain, semblable à celle présente sur le domaine méditerranéen, a été découverte. Cela reste surprenant car c’est à l’heure actuelle la seule statue de la sorte recensée en Auvergne. 

Des origines floues

Le corps d’un homme a été retrouvé dans une sépulture, entouré par un cairn gigantesquede plus de 14 mètres de long et 6 mètres de large. Ce cairn était composé de plus de 30 tonnes de pierres, transportées sur plusieurs kilomètres. 

Mais la différence notable des basaltes composant le cairn pose problème, une hypothèse selon laquelle plusieurs communautés se seraient rassemblées pour réaliser ce cairn et amenaient les pierres de leur territoire. 

Les équipes cherchent donc à établir une chronologie et une origine exacte à toute cette histoire, mais le site est particulièrement pauvre en indice. Les quelques indices présents indiqueraient le passage de plusieurs communautés sur un temps long. Ainsi, des analyses notamment au radiocarbone (carbone 14)vont être réalisées sur le squelette et les quelques rares éléments de faune restant afin de mieux comprendre tout cette histoire. 

Pour l’heure, les seuls éléments de comparaisons indiqueraient une période d’occupation entre -8000 av. J.C. et -3500 av. J.C., l’enquête nous le dira.

Provenance, symptômes ou mortalité, quelles sont les caractéristiques du Coronavirus ?

Depuis le 8 décembre et la découverte du premier cas de Coronavirus récemment appelé Covid-19, le nombre de personnes infectées n’a cessé de croître. On compte aujourd’hui 60 300 cas et 1300 morts, bilan de l’épidémie qui s’est propagée sur bien des continents. Si les scientifiques progressent sur les tests de dépistage ou la connaissance du virus, des zones d’ombres sont toujours à éclaircir.

La présence de ce nouveau virus, le 2019-nCov, a pour la première fois été détectée à Wuhan, la sixième ville chinoise (11 millions d’habitants), située dans la province de Hubei, dans l’est du pays.

Les premiers patients ont été hospitalisés le 16 décembre, mais les autorités chinoises n’ont informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que le 31 décembre. Le lien semble avoir été fait par les autorités chinoises avec un grand marché de la ville, le Huanan Seafood Wholesale Market, où sont vendues quotidiennement et illégalement de nombreuses chairs animales fraîches. 

Une originale animale débattue

On estime aujourd’hui qu’il s’agit très probablement d’un virus d’origine animale, mais sa provenance est encore débattue. Des chercheurs de l’Institut Pasteur de Shanghaï soutiennent toujours l’idée qu’il aurait un ancêtre présent chez les chauves-souris, le coronavirus HK9-1 découvert en 2011 en Chine. De son côté une équipe chinoise a indiqué que le 2019-nCov serait une recombinaison entre un coronavirus de chauve-souris et un coronavirus de serpent. 

Si la chauve-souris, le serpent ou le poisson sont parmi les premières pistes, le pangolin, petit mammifère aux écailles pourrait être l’hôte initial de maladie.

Mais, les données disponibles à ce jour ne permettent pas d’évaluer le degré de « facilité » avec laquelle le virus se transmet d’homme à homme. Pour éviter tout autres problèmes, les autorités chinoises avaient fermées le marché potentiellement à l’origine du Covid-2019 dès le 1erjanvier pour prévenir toute autre contamination. Des villes continuent d’être mises en quarantaine comme récemment Zehjiang, pourtant éloignée de l’épicentre. Maintenant, plus de 40 millions de chinois sont mis en quarantaine. 

Une protection délicate 

Des zones de floues attisent l’inquiétude, on ne sait toujours pas combien de temps le virus est capable de vivre dans l’air par exemple, on estime qu’il résisterait 3 heures dans l’air ou quelques jours dans un milieu aqueux.

Mais pour ne pas céder à la panique, il est nécessaire de rappeler que le taux de mortalité du virus approche, pour l’instant, 3 %, moins que les 9,6 % du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-Cov) qui a tué 774 personnes en 2003.

Du fait de cette faible mortalité, le port d’un masque chirurgical n’apparaît pas dans les préconisations de l’OMS. Il y a aussi une raison technique : les virus ont une taille si infime (le Sras faisait 100 nm) qu’ils peuvent franchir cette barrière. Néanmoins, la Chine est habituellement le premier producteur de masque dans le monde et possède de grandes réserves. Mais la production cesse et la Chine risque la pénurie car selon les institutions internationales, les masques devraient être changés toutes les 3 heures ce qui est impossible eu égard aux réserves qui s’épuisent. 

Si la Chine annonce aujourd’hui plus de 60 000 cas, les scientifiques occidentaux calment le jeu à cause des nouveaux tests. En effet, les médecins chinois disent pouvoir affirmer seulement à l’aide d’une radio des poumons si le patient est malade ou non. Diagnostic peu précis selon Xavier Lescure : « cela n’a pas du tout la spécificité de la PCR, ce scanner pourrait très bien montrer une grippe ». Reste à espérer qu’il n’y ai pas de couac dans le système de détection. 

Les jeux vidéo dans la vie des jeunes

Addiction, drogue, agressivité… Tous ces problèmes comportementaux sont associés aux jeux vidéo. Pourtant, la réalité est toute autre. Selon des études réalisées récemment, les jeux vidéo ne serait pas aussi dangereux et mauvais qu’il n’y parait. Ils pourraient même améliorer certaines de nos capacités.

Ils ont été accusés de bien des maux. Les jeux vidéo augmenteraient les risques de consommer des drogues, d’adopter des comportements sexuels à risque, de montrer des troubles du comportement… Pour les parents qui n’ont pas connu cette activité́ étant jeune, cet engouement de la nouvelle génération peut vite devenir une source d’inquiétude et de conflit. Et pourtant: en réalité, seul le risque addictif a été confirmé. 

Le Dr Bruno Rocher, psychiatre spécialiste des addictions aux jeux au CHU de Nantes et intervenant au 17e Congrès de l’Encéphale, confirme que le tableau n’est pas aussi alarmant que certains le prétendent. «Les troubles de l’usage des jeux vidéo confirmés allient un usage intensif (avec perte du contrôle du temps passé sur ces jeux, priorité́ donnée sur tout le reste, poursuite de la pratique en dépit de ses conséquences négatives) et une souffrance notable pour le joueur ou ses proches, sur une durée d’au moins un an. Or ce tableau de l’addiction concerne au final moins de 3 % des jeunes, ce qui veut dire qu’au moins 97 % ne sont pas concernés. On observe plus souvent, dans 10 à 15 % des cas, des usages excessifs transitoires qui nécessitent une attention et un bilan, mais pas forcément de prise en charge médicale.» 

Seraient particulièrement à risque les Massively Multiplayer Online Role Playing Games(MMORPG), qui se présentent comme un monde virtuel dans lequel chaque joueur incarne un personnage évolutif, et le Multiplayer Online Battle Arena (MOBA), tel League of Legends , associant combat et stratégie en équipes. 

Parmi les joueurs qui deviennent dépendants, certains vivent dans un contexte difficile qui les rend plus vulnérables aux addictions. D’autres ont une comorbidité́ psychiatrique, ou des antécédents d’addiction au cannabis ou à l’alcool, etc. Finalement, le seul point commun à presque tous ces accros est que, dans leur très grande majorité, il s’agit de jeunes hommes de 20-25 ans ayant du mal à prendre en main leurs vies d’adulte. 

«Pour toutes ces raisons, il ne faut pas diaboliser les jeux vidéo, insiste le Dr Rocher. Au contraire, il faut saisir l’occasion d’en discuter avec son enfant pour comprendre quel intérêt il y porte. C’est très structurant pour un jeune d’avoir un parent qui reconnait qu’il est fort dans un domaine ou que le jeu est beau et/ou amusant et/ou stratégique, selon les cas. A contrario, il ne faut pas se laisser déborder par les jeux vidéo mais instaurer d’emblée des limites. C’est d’autant plus facile que les deux parents adoptent cette attitude précocement et que leur décision commune a été́ annoncée et argumentée. 

  Jeune fille jouant sur son lit d’hôpital

« L’addiction aux jeux vidéo ne présente pas de différence avec les autres addictions » 

Pour le Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre, addictologie à l’hôpital Sainte-Anne (Paris) et à l’initiative de l’association, «l’addiction aux jeux vidéo ne présente pas de différence avec les autres addictions. Elle suppose une négligence de soi et une vie qui tourne autour du sujet de l’addiction. Seul ce plaisir compte, d’où des répercussions sur la vie sociale, familiale, scolaire, professionnelle. Il y a aussi bien souvent des négligences importantes sur le plan sanitaire (pas d’hygiène, dénutrition, fatigabilité́, etc.) et des conséquences financières.» 

Un bilan est indispensable au moindre doute. C’est évidemment plus simple si le jeune veut bien aller consulter. «Lorsqu’il accepte de se soigner, un suivi psychologique, individuel si possible, couplé à des séances en groupes, donne de bons résultats. Ce suivi se fait volontiers en hôpital de jour», explique le Dr Rocher. Lorsque le jeune refuse de consulter, les parents peuvent bénéficier d’un accompagnementdans certains services d’addictologie. Cela peut suffire à̀ dénouer certaines situations conflictuelles et amener le jeune à consulter ou, à défaut, a accepté un premier contact par téléphone ou par mail. «Il n’y a que si la situation est gravissime (avec un enfermement qui perdure et un tableau de dépression majeure) que se pose la question de l’hospitalisation en psychiatrie sous contrainte. Cette situation reste exceptionnelle», insiste le Dr Rocher. 

Seul bémol: les besoins en soins spécialisés ne sont pas couverts. «Il faudrait un centre de recours par région pour avoir des groupes de parole, même si les consultations jeunes consommateurs permettent déjà̀ de mailler le territoire, et donc d’assurer une première prise en charge. Il faudrait, en- fin, deux ou trois services en France qui aient les moyens de faire de la recherche sur l’addiction aux jeux vidéo», conclut le Dr Rocher. 

Des jeux à l’impact grandissant 

La structure du jeu vidéo ne sert pas qu’au loisir. Elle peut être utilisée en santé, par exemple dans un but éducatif, pour familiariser un jeune à une maladie chronique (asthme, diabète, etc.). Les jeux peuvent aussi aider à détourner l’attention lors de la pratique d’un geste réputé́ douloureux, donc rendre des soins plus acceptables. Chez les victimes d’un accident vasculaire cérébral à l’origine de séquelles, les jeux vidéo trouvent leur place dans la rééducation. Enfin, dans les Ehpad, ils permettent aux personnes âgées de stimuler leur mémoire et d’entretenir leurs réflexes. 

Pour autant, lorsqu’il s’agit de joueurs adolescents, les préjuges ont la vie dure. «Hormis les joueurs qui souffrent par ailleurs de troubles psychiatriques graves, la confusion entre vie réelle et vie virtuelle est rare», rassure le Dr Fatma Bouvet de la Maisonneuve. 

Autre idée fausse, jouer entrainerait une rupture avec tout lien social. «Là encore, c’est vrai pour les 3 % d’addicts, mais pas pour les autres joueurs. La communauté́ des gamers se montre même assez solidaire, comme en témoigne le Z Évent, qui est un marathon de jeux vidéo caritatif ayant rapporté́ 1.094.731 € de dons à Médecins sans frontières en 2018», insiste le Dr Bouvet.

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Jeune hospitalisé se divertissant en jouant à des jeux vidéo.

De nouvelles compétences acquises

Dernier préjugé, les jeux violents virtuels pourraient générer de la violence réelle. «En fait, pour certains, ce peut être un exutoire, donc un moyen de ne pas retourner cette violence contre soi ou contre les autres, poursuit le Dr Bouvet. De plus, souvent, c’est d’abord la stratégie du jeu et/ou le graphisme et/ou l’histoire qui priment. Certains jeux sont des œuvres d’art. Plus un joueur est exigeant sur la qualité́ d’un jeu vidéo et plus c’est rassurant: cela signifie souvent qu’il s’agit davantage de passion que d’addiction.» 

Pour toutes ces raisons, et en dépit de leurs inquiétudes, les parents ne doivent pas couper leur enfant du XXIe siècle. Il est plus constructif de regarder ce qu’il fait sur son ordinateur: joue-t-il vraiment en continu à des jeux vidéo? Ou regarde-t-il aussi des tutos scientifiques, des séries TV en Relay? 

«Être devant l’écran n’est pas forcément synonyme de jouer et même si c’est le cas, les jeux vidéo améliorent l’anglais, la coordination, la stratégie, les réflexes, etc. Le problème n’est donc pas d’y jouer, mais d’y jouer de façon addictive», insiste le Dr Bouvet. Contrairement à la télévision, qui vous laisse passif, les jeux vidéo sont proactifs, insiste le joueur professionnel Sardoche: «Il faut anticiper les trajectoires, avoir une bonne coordination visuo-motrice et prendre des décisions stratégiques ultrarapides. À raison de 8-9 actions par seconde, on développe agilité et synchronisation!» 

Un exemple à suivre

Champion de France 2015 avec son équipe du jeu League of Legends, ex-joueur e-sport et aujourd’hui influenceur, Sardoche, 25 ans, s’est pris au jeu dès l’âge de 7 ans sans jamais lâcher ses études. Un parcours hors norme! «En primaire et au collège, je jouais déjà̀ 2-3 heures par jour et il m’arrivait de faire des sessions de 5-6 heures. Au lycée, 5-6 heures par jour avec des sessions de 12- 13 heures. En prépa puis en école d’ingénieur, 10-12 heures par jour avec des sessions allant jus- qu’à 24 heures!» 

À ceux qui prétendent que les jeux vidéo isolent et abrutissent, il rétorque: «J’ai commencé́ à jouer en ligne avec des copains que je connaissais déjà̀, puis rapidement avec des inconnus qui sont devenus de très bons amis. Les jeux ne m’ont jamais empêché́ d’avoir d’autres activités (guitare, piano, tennis), ni de mener à bien ma scolarité́: j’ai eu mon bac S avec mention bien à̀ 16 ans, puis j’ai intégré́ une prépa, avant d’entrer en école d’ingénieur en informatique. De quoi rassurer mes parents!» 

C’est en école d’ingénieur que le jeune homme a touché ses premiers cachets. «J’y suis resté trois ans avant de décider de faire une pause: il ne me restait qu’un an de stages pour valider ma formation, mais c’était incompatible avec ma carrière d’e-gamer.» Pour l’avenir, le jeune homme se voit bien «prof de maths. Aujourd’hui, j’ai arrêté ma carrière d’e-gamer pour me consacrer au streaming et partager mes stratégies: je vis grâce aux joueurs qui s’abonnent à ma chaîne. À raison de 8- 15 heures de Stream par jour et des sessions de jeu pouvant aller jusqu’à̀ 40 heures, je gagne bien ma vie.» 

Aux parents inquiets de voir leur enfant passer beaucoup de temps sur des jeux vidéo, Sardoche répond que «c’est une passion comme une autre». Le jeune homme reconnait que, pour être au top niveau, il faut jouer énormément. «Cet entrainement plus ma prépa m’empêchaient souvent de dormir plus de trois heures par nuit. Mais jouer m’aidait aussi à décompresser.» 

«On ne sait jamais d’avance si on pourra faire carrière, mais je préfère essayer que d’avoir toute ma vie le regret de ne pas avoir tenté́ le coup! Les métiers en rapport avec les jeux vidéo sont multiples: joueurs professionnels, dessinateur-illustrateur, programmeur, game designer, scénariste, testeur… Encore faut-il en avoir le talent. Exactement comme en sport ou en musique, jouer beau- coup ne suffit pas à̀ faire de vous un professionnel!» 

« La plupart des pathologies liées aux jeux vidéo touchent les mains »

Les joueurs s’exposent parfois à des problèmes physiques. Les casques de réalité virtuelle peuvent entrainer nausées, vertiges et sècheresse oculaire. Mais la plupart des pathologies liées aux jeux vidéo touchent les mains. Certaines sont exceptionnelles, comme la rupture du tendon du muscle long extenseur du pouce, survenue chez un joueur ayant utilisé son portable de façon intensive (pendant plusieurs semaines) pour s’adonner au jeu Candy Crush. Il aura tout de même fallu une chirurgie réparatrice avec l’un des deux tendons extenseurs de l’index pour réparer son tendon lésé. Sans aller jusque-là, la survenue de tendinites (inflammations du tendon) apparues chez les addicts à la Wii a surpris certains e-sportifs en herbe! Enfin, dès lésions très douloureuses au niveau de la paume des mains (Idiopathic Eccrine Hidradenitis), dues à des frottements cutanés intenses et à la transpiration, peuvent survenir au cours d’une pratique intense. Qu’il s’agisse de tendinites ou de lésions cutanées, tout rendre dans l’ordre après arrêt complet du jeu pendant plusieurs semaines. 

Kirk Douglas : une gloire et des hommages internationaux

Dans la nuit du 5 février l’acteur américain Kirk Douglas est mort à l’âge de 103 ans dans sa maison de Beverly Hills. Acteur, producteur et réalisateur de renom, il était une légende du cinéma. Retour sur les hommages qui lui ont été rendus.

L’acteur iconique de Spartacus, 20 milles lieux sous les mers ou Les Sentiers de la gloire s’est éteint au côté de ses proches à 103 ans. Kirk Douglas, père de l’acteur Michael Douglas était une des plus grandes légendes du cinéma Hollywoodien. Le matin de sa mort et durant des jours les hommages se sont succédés sur les réseaux sociaux. Ému, son fils a adressé un communiqué pour rappeler qu’au delà de l’icône, « il était simplement papa » pour lui et ses frères.

Des hommages symboliques

Ce dessin rend hommage à Règlements de comptes à OK Corall, western emblématique dans lequel il a joué Doc Holliday, joueur de poker et célèbre criminel. Un film sorti en mai 1957.

Ouest France a aussi tenu à honorer la mémoire de l’acteur par un dessin, d’Emmanuel Chaunu, dessinateur de presse français. Illustration ironique et hommage à son rôle de Spartacus, joué en 1960 dans le film du même nom réalisé par Stanley Kubrick.

Des hommages sobres et emplis d’émotions

Iconographiques, vidéos ou avec de simples mots, les hommages se sont succédés. Voici les plus sobres et solennels qui lui ont été rendu.

Les plus grandes institutions françaises ont exprimé leur tristesse et leur émotion suite à la mort du comédien américain. Le Festival de Cannes, qu’il avait présidé en 1980 ou TF1 pour ne citer qu’eux ont publié sur les réseaux sociaux un message d’hommage à l’acteur.

Les plus grands acteurs ont aussi voulu honorer sa mémoire, comme Pierre Niney qui a désigné le comédien comme le « héros de son enfance ». Pleins de sobriété et d’émotion, ce message témoigne de l’amour et l’estime qu’avait le monde du cinéma pour cette légende du cinéma hollywoodien.

Arte a souhaité rendre un dernier hommage en diffusant son plus célèbre western dimanche soir en prime time. Un joli clin d’oeil de la chaine de télévision française.

 

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