Provenance, symptômes ou mortalité, quelles sont les caractéristiques du Coronavirus ?

Depuis le 8 décembre et la découverte du premier cas de Coronavirus récemment appelé Covid-19, le nombre de personnes infectées n’a cessé de croître. On compte aujourd’hui 60 300 cas et 1300 morts, bilan de l’épidémie qui s’est propagée sur bien des continents. Si les scientifiques progressent sur les tests de dépistage ou la connaissance du virus, des zones d’ombres sont toujours à éclaircir.

La présence de ce nouveau virus, le 2019-nCov, a pour la première fois été détectée à Wuhan, la sixième ville chinoise (11 millions d’habitants), située dans la province de Hubei, dans l’est du pays.

Les premiers patients ont été hospitalisés le 16 décembre, mais les autorités chinoises n’ont informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que le 31 décembre. Le lien semble avoir été fait par les autorités chinoises avec un grand marché de la ville, le Huanan Seafood Wholesale Market, où sont vendues quotidiennement et illégalement de nombreuses chairs animales fraîches. 

Une originale animale débattue

On estime aujourd’hui qu’il s’agit très probablement d’un virus d’origine animale, mais sa provenance est encore débattue. Des chercheurs de l’Institut Pasteur de Shanghaï soutiennent toujours l’idée qu’il aurait un ancêtre présent chez les chauves-souris, le coronavirus HK9-1 découvert en 2011 en Chine. De son côté une équipe chinoise a indiqué que le 2019-nCov serait une recombinaison entre un coronavirus de chauve-souris et un coronavirus de serpent. 

Si la chauve-souris, le serpent ou le poisson sont parmi les premières pistes, le pangolin, petit mammifère aux écailles pourrait être l’hôte initial de maladie.

Mais, les données disponibles à ce jour ne permettent pas d’évaluer le degré de « facilité » avec laquelle le virus se transmet d’homme à homme. Pour éviter tout autres problèmes, les autorités chinoises avaient fermées le marché potentiellement à l’origine du Covid-2019 dès le 1erjanvier pour prévenir toute autre contamination. Des villes continuent d’être mises en quarantaine comme récemment Zehjiang, pourtant éloignée de l’épicentre. Maintenant, plus de 40 millions de chinois sont mis en quarantaine. 

Une protection délicate 

Des zones de floues attisent l’inquiétude, on ne sait toujours pas combien de temps le virus est capable de vivre dans l’air par exemple, on estime qu’il résisterait 3 heures dans l’air ou quelques jours dans un milieu aqueux.

Mais pour ne pas céder à la panique, il est nécessaire de rappeler que le taux de mortalité du virus approche, pour l’instant, 3 %, moins que les 9,6 % du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-Cov) qui a tué 774 personnes en 2003.

Du fait de cette faible mortalité, le port d’un masque chirurgical n’apparaît pas dans les préconisations de l’OMS. Il y a aussi une raison technique : les virus ont une taille si infime (le Sras faisait 100 nm) qu’ils peuvent franchir cette barrière. Néanmoins, la Chine est habituellement le premier producteur de masque dans le monde et possède de grandes réserves. Mais la production cesse et la Chine risque la pénurie car selon les institutions internationales, les masques devraient être changés toutes les 3 heures ce qui est impossible eu égard aux réserves qui s’épuisent. 

Si la Chine annonce aujourd’hui plus de 60 000 cas, les scientifiques occidentaux calment le jeu à cause des nouveaux tests. En effet, les médecins chinois disent pouvoir affirmer seulement à l’aide d’une radio des poumons si le patient est malade ou non. Diagnostic peu précis selon Xavier Lescure : « cela n’a pas du tout la spécificité de la PCR, ce scanner pourrait très bien montrer une grippe ». Reste à espérer qu’il n’y ai pas de couac dans le système de détection. 

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